Dans une Perspective publiée dans Nature Plants, des chercheurs de l’IBMP et de leurs collaborateurs analysent le potentiel des nanovecteurs pour améliorer la protection des plantes contre les virus. Cette approche repose sur l’utilisation d’ARN double brin (dsRNA), capable d’activer les mécanismes naturels d’interférence par l’ARN et ainsi de bloquer la multiplication des virus.
Malgré des résultats prometteurs, le transport efficace du dsRNA jusqu’à l’intérieur des cellules végétales demeure un défi majeur. Les auteurs passent en revue les différents nanovecteurs développés ces dernières années – nanoparticules lipidiques, nanotubes de carbone, argiles nanostructurées ou encore polymères biodégradables – et soulignent les obstacles biologiques qui limitent encore leur efficacité.
Cette Perspective met en évidence la nécessité de mieux comprendre les mécanismes de transport des ARN dans les tissus végétaux afin de transformer ces avancées technologiques en solutions durables pour la protection des cultures.
Parmi les auteurs figurent deux chercheurs de l’IBMP, Ana Rocío Sede et Manfred Heinlein, dont l’expertise sur les interactions plante-virus et le trafic intracellulaire contribue à faire progresser le développement de nouvelles stratégies antivirales fondées sur l’ARN.